dimanche 12 octobre 2008

les 7 samouraïs, hommage à Akira Kurosawa


Shichinin no Samourai (Les 7 samouraïs), du maître Akira Kurosawa, c’est tout simplement le plus grand film du genre, bien que datant de 1954.

L’histoire raconte comment au XVI° siècle, des paysans d'un petit village doivent faire face aux attaques annuelles d'une bande de brigands d'une quarantaine d'hommes, qui vient piller toutes les récoltes. Désespérés, ils ne savent plus que faire pour garder de quoi manger pendant le reste de l'année : certains proposent de cacher une partie de la récolte, d'autres prônent une solution plus radicale, qui a déjà fait ses preuves dans d'autres villages : faire appel à des ronins.

Après une âpre discussion, qui fait ressortir les peurs des paysans, le village décide d'envoyer quatre représentants en ville, à la recherche de samouraïs. Le problème, c'est qu'il n'ont que du riz à offrir à des mercenaires, et subissent de nombreuses humiliations par des samouraïs qui ne cherchent que de l'argent.

Le hasard les met cependant en contact avec Kambei, noble vétéran, qui, émut par leur détresse, décide de rallier leur cause. Il faut alors se mettre en quête d'autres samouraïs, ce qui devient plus facile avec un leader comme Kambei.

Après avoir trouvé 5 autres ronins, le groupe se met en route pour le village. Cependant, un intrus les suit, qui semble complètement fou : c'est Kikuchiyo (Mifune) que le groupe, d'abord railleur, va finalement accepter.

Après avoir monté un système de défense dans le village (les deux groupes apprennent alors à se connaître et à travailler ensemble), les protagonistes attendent anxieusement la bataille finale.

Tout dans ce film rappelle le sens de l’honneur, l’absence de peur face à la mort et la bravoure des ronins et des samouraïs, un film à voir d’urgence si vous ne l’avez pas vu.

dimanche 1 juin 2008

Takamori Saigo, le dernier samouraï


Takamori Saigo (1827-1877) est né en 1827 à Kagoshima, dans le domaine de Satsuma. Issu d'une modeste famille de samouraïs, il obtient une place importante auprès de Shimazu Nariakira, daimyo de Satsuma. Son opposition au shogunat, son obstination et sa position pro-occidentale lui vaut d'être exilé en 1859. Mais il est rappelé en 1864 et entraîne des armées.

Il mène les troupes impériales lors de la guerre du Boshin (1868-1869) et devient un des fervents leaders de la révolution Meiji. Avec d'autres commandants, il parvient à rendre le pouvoir à l'empereur.

Cependant, il se retrouve plus tard opposé à la politique d'ouverture et de modernisation du pouvoir qu'il a contribué à mettre en place. En effet, ces changements annonçaient la fin du pouvoir des samouraïs, mettant en place des structures de gouvernement civiles. En 1873, pour canaliser les révoltes vers l'extérieur et "occuper" ses samourais, Saigo souhaitait lancer ses troupes à la conquête de la Corée (Seikanron). De plus, la Corée refusait de reconnaitre la légimité de l'Empereur et semblait une proie facile. Mais les conseillers impériaux jugent cette option trop coûteuse et s'y opposent.

Saigo démissionne alors pour rentrer dans son pays natal, Kagoshima, où il fonde une école. Ses "disciples" prennent alors le contrôle de cette région qui devient pratiquement indépendante.
Pour calmer la fronde, les conseillers impériaux approchent Saigo pour lui proposer un retour à la capitale mais, au même moment (mars 1877), ses partisans s'opposent violemment au désarmement d'un arsenal local du gouvernement considéré comme une tentative de désarmement de la région. L'insurrection, menée par les troupes de Saigo contre les forces impériales, comptait près de 40 000 hommes. Pour mater la rebellion, Tokyo mobilise 70 000 hommes de l'armée de terre mais aussi des forces navales. La défaite qui s'ensuit sonne le glas des samourais. Acculé, Saigō est blessé au combat le 24 septembre 1877. Il décide alors de faire seppuku (suicide rituel japonais) et demande à un de ses lieutenants de l'assister.

Cette guerre a fait plus de 15 000 morts, 25 000 blessés. Takamori Saigō est reconnu comme la figure emblématique du « dernier samouraï ». Une fameuse statue en bronze de Saigō, exécutée en 1898 par Takamura Ko, un célèbre sculpteur japonais, se trouve à Tokyo dans le parc d'Ueno.
La dernière bataille de Takamori Saigō et des samouraï contre le gouvernement Meiji a servi de base historique au film Le dernier Samouraï sorti en 2003, avec Tom Cruise.

jeudi 1 mai 2008

Les Hatamoto


Un hatamoto dans le Japon féodal, est un garde officiel d'un daimyo ou d'un shogun. Caractérisés par l'utilisation du nodachi (sabre long), ils étaient souvent utilisés comme une force d'élite et un renfort rapide.

Pendant la période Edo, les hatamoto étaient des samouraïs qui étaient des vassaux directs du shogun, et avaient pour tâche de se mobiliser sur ordre du shogun. Contrairement aux daimyō, ils n'avaient pas d'obligation de Sankin-kotai. Sous l'ère Edo, le sankin-kôtai était un système de résidence alternée des daimyo qui les obligeait à passer une année sur deux à Edo et à y laisser leur femme et leurs enfants lorsqu'ils retournaient au han. Ce système existait déjà pendant l'ère Muromachi mais il fut institutionnalisé en 1635. Il s'assouplit par une réforme sur les modalités de service en 1862 et connut une vaine tentative de rétablissement des anciens critères en 1865.

Ses effets se caractèrisent par une concentration du pouvoir, une vassalisation et un appauvrissement des daimyô qui devaient à chaque fois payer leurs frais de voyage et une circulation nationale des marchandises.

Avec les centaines de daimyô se rendant chaque année à Edo, les processions de daimyô étaient quasi-quotidienne dans la capitale shogunale. La route principale vers la province était le kaidô. Des logements spéciaux, les honjin, étaient à la disposition des daimyô pendant leurs voyages.
De plus les Hatamoto possédaient un domaine de moins de 10 000 koku. Leurs domaines étaient groupés autour d'Edo. Ils étaient à la fois craints et respectés par les autres samouraïs pour leur allégeance directe au shogun, mais celle-ci impliquait aussi qu'ils avaient un niveau plus élevé à maintenir.

mardi 1 avril 2008

La bataille de Nagashino



La Bataille de Nagashino a eu lieu en 1575 au château de Nagashino dans la province de Mikawa, au Japon. Le château, commandé par Sadamasa Okudaira, un vassal d'Ieyasu Tokugawa, était depuis le 17 juin assiégé par Katsuyori Takeda. Le château était attaqué parce qu'il menaçait les lignes de ravitaillement des Takeda.

Ieyasu et Nobunaga Oda envoyèrent des troupes pour lever le siège et Katsuyori Takeda fut vaincu. La victoire de la tactique d'inspiration occidentale d'Oda, et son usage des armes à feu contre la charge de cavalerie des Takeda est souvent considéré comme une évolution majeure dans l'art de la guerre japonais, et beaucoup la citent en tant que première bataille «moderne» du Japon. Ironiquement, alors que la charge de cavalerie des Takeda représente la guerre traditionnelle à l'ancienne, elle fut inventée moins d'une génération auparavant par Shingen Takeda, le père de Katsuyori.

Néanmoins, alors que d'autres avaient utilisé des armes à feu avant, Nobunaga Oda était le premier à concevoir des palissades en bois et des décharges tournantes de coups de feu qui ont mené à une victoire décisive à Nagashino.

Nobunaga Oda et Ieyasu Tokugawa, avertis par Sune’emon Torii, amenèrent une force de 38 000 hommes combinés, pour lever le siège du château. Sur les 15 000 assiégeants Takeda, seuls 12 000 firent face à l'armée Oda-Tokugawa dans cette bataille. Oda et Tokugawa positionnèrent leurs hommes au travers de la plaine du château, devant le Rengogawa, une petite rivière dont les berges raides ralentiraient les charges de cavaleries qui faisaient la célébrité du clan Takeda.
Cherchant à protéger les arquebusiers qui le rendraient plus tard si célèbre, Oda fit fabriquer un certain nombre de barrières de bois, permettant à ses fusilliers d'attaquer la cavalerie Takeda par volées de coups de feu. Il y avait approximativement trois fusiliers pour quatre samouraïs montés Takeda. On estime que les forces Oda comptaient environ 3000 arquebusiers, placés sous le commandement de ses horo-shu, ou gardes du corps d'élite. Oda lança de petites forces contre les Takeda pour feinter leurs attaques frontales, ce qui fit Ieyasu lancer un mouvement contre les forces d'Oda.

Les troupes Takeda émergèrent de la forêt et se retrouvèrent une distance de 200 à 400 mètres des barricades Oda-Tokugawa. La courte distance, le grand pouvoir de la charge de cavalerie des Takeda et la pluie battante, qui, pensait Katsuyori, rendrait les arquebuses inutilisables, l'encouragèrent à donner la charge. La cavalerie Takeda était crainte tout aussi bien des Oda que des Tokugawa, qui avaient précédemment été vaincu à la bataille de Mikata ga Hara.

Les chevaux ralentirent pour traverser le torrent, et se firent fusiller en arrivant à 50 mètres de l'ennemi, ce qui était considéré comme la meilleure distance pour pénétrer l'armure de la cavalerie. Dans une stratégie militaire classique, le succès d'une charge de cavalerie repose sur la rupture des rangs de l'infanterie, de sorte que la cavalerie peut faucher les fantassins. Entre la férocité de l'attaque des arquebusiers et le commandement strict des horo-shu, les arquebusiers tinrent leurs positions et parvinrent à tirer de multiples volées de coups de feu sur la cavalerie qui chargeait. Les lanciers ashigaru empalèrent tous les chevaux qui parvinrent à passer au travers des premières volées de coups de feu, et les samouraïs, avec des sabres et des lances engagèrent le combat avec tous les guerriers Takeda qui parvinrent à passer les barricades de bois.

Au milieu de l'après-midi, les Takeda fuirent et furent poursuivis. Le clan Takeda perdit 10 000 hommes, soit les deux tiers de ses forces du début du siège. Huit de ses célèbres 24 généraux furent tués dans cette bataille, Y compris Masakage Yamagata et Nobushige Oyamada.
Cette bataille marqua le déclin du clan Takeda qui ne se remit jamais de cette défaite.
La bataille de Nagashino et les dernières années du clan Takeda sont dramatisés dans le film Kagemusha dAkira Kurosawa (1980). Dans ce film, un bandit vagabond est recruté pour jouer le rôle de feu Shingen Takeda dans les années précédant la défaite de Katsuyori Takeda à Nagashino.

samedi 8 mars 2008

Tous nos sites et blogs asiatiques

Vous êtes de nombreux passionnés d’asie a nous demander la liste complète de nos sites et blogs, la voici :

http://www.ruyi-france.com
http://culture-chine.blogspot.com
http://yunnan-chine.blogspot.com
http://geisha-gheishas.blogspot.com/
http://yakusa-yakusas.blogspot.com/
http://samourai-ronin.blogspot.com/
http://boutiques-asiatiques.blogspot.com/
http://ninja-ninjas.blogspot.com/
http://shopping-asiatique.blogspot.com
http://papier-decoupe.blogspot.com/
http://film-asiatique.blogspot.com/
http://livres-asiatiques.blogspot.com/
http://bd-asiatiques.blogspot.com/
http://jdr-asiatiques.blogspot.com/
http://eventails.blogspot.com/
http://peignes.blogspot.com/
http://batik-batiks.blogspot.com/

samedi 1 mars 2008

Willam Adams, le samouraï anglais qui inspira la série Shogun


William Adams (24 sept 1564-16 mai 1620), aussi connu au Japon sous les noms de Anjin-sama ("Mr Pilote), était un navigateur anglais qui a vécu au Japon où il est devenu samouraï. On pense que c'est le premier Britannique qui soit jamais allé au Japon.

Quand son bateau accoste le 19 avril 1620 au large de Bungo au japon, seuls neuf des 24 membres restants de l'équipage sont en état de se lever. Les prêtres jésuites portugais présents au Japon prétendent alors que le navire d'Adams est un vaisseau pirate, et que l'équipage doit à ce titre être crucifié. Le navire est saisi, et l'équipage malade est emprisonné au château d’Osaka sur ordre de Ieyasu Tokugawa, daimyo de Mikaxa et qui deviendra shogun en 1603.


Adams rencontre Ieyasu à Osaka trois fois entre mai et juin 1600. La connaissance d'Adams en navires et construcion navale, et sa notion nautique des mathématiques plaisent à Ieyasu.
Le Shogun prend Adams en affection, et fait de lui un diplomate et conseiller commercial révéré et lui accorde de grands privilèges. Pour finir, Adams devient son conseiller personnel pour les choses concernant l'occident, et après quelques années il remplace le Jésuite Joao Rodrigues en tant qu'interprète officiel. Le Padre Valentim Carvalho note: « Après qu'il ait appris la langue, il eut accès à Ieyasu et put entrer dans le palais quand il le voulut. ». Il le décrit aussi comme « un grand ingénieur et mathématicien. »


Adams a une femme et des enfants en Angleterre, mais Ieyasu lui interdit de quitter le Japon. Il lui est donné deux sabres représentant le titre de Samouraï. Le shogun décrète que William Adams le navigateur est mort et que Miura Anjin le samouraï est né. Cela fait de la femme d'Adams une veuve, et "libère" Adams pour lui permettre de le servir de manière permanente. Adams reçoit aussi le titre de hatamoto, porte-étendard, une position de prestige en tant que vassal direct à la cour du Shogun. Il reçoit aussi d'importants revenus, ainsi qu'un fief de 250 koku, à Hemi qui est aujourd'hui à l'interieur des limites de la ville de Yokosuka. Le domaine d'Adams est situé près du port d'Uraga, le point d'entrée traditionnel dans la baie d'Edo, ou il est signalé pour avoir fait du commerce avec des navires étrangers.


La position d'Adams lui permet d'épouser Oyuki, la fille de Kegeyu Magome, un noble samouraï et personnage officiel du château d'Edo. Anjin et Oyuki auront un fils, Joseph, et une fille, Susanna. L'ancien navigateur, cependant, a du mal à rester en place et se retrouve constamment sur la route. Au début, c'est dans une vaine tentative pour organiser une nouvelle expédition à la recherche du passage arctique qu'il avait précédemment raté.


Après moultes expéditions et aventures, Adams meurt à Hirado, au nord de Nagasaki, le 16 mai 1620, à près de 56 ans. Son titre japonais se lit Anjin Sama (Maître pilote) et sa mémoire est gardée vivante par la rue nommée Anjin Cho (rue du Pilote) à Edo (aujourd'hui Tōkyō) et une célébration annuelle le 15 juin en son honneur. A sa mort, William Adams laisse deux veuves, Mary, en Angleterre, et Oyuki, au Japon. Il laisse également quatre enfants : Deliverance, sa fille aînée née de Mary et à qui il lègue la majeure partie de son héritage en argent, Joseph et Susanna,les enfants d'Oyuki, ainsi qu'un enfant illégitime qu'il avait eue d'une servante à Hirado. De ce dernier enfant, il n'est fait nulle mention dans son testament.


Un village de son ancien fief, Anjinzuka « Colline funéraire du Pilote», à l'intérieur de l'actuelle Yokozuna, porte son nom. De plus, dans la ville d'Ito, à Shizuoka, se tient chaque année le 10 août le festival du Miura Anjin. Aujourd'hui, Itō et Yokosuka sont toutes les deux jumelées avec Gillingham, la ville natale d'Adams. La vie de William Adams a plus que largement inspirée le livre et la série TV Shogun.

vendredi 1 février 2008

Un samouraï célèbre, Shingen Takeda


Né Katsuchiyo Takeda, il est le fils aîné de Nobutora Takeda, un seigneur de guerre impressionnant. Il aide son père dans beaucoup des entreprises les plus anciennes des Takeda, et acquiert une certaine valeur à un âge assez jeune. Cependant, à un certain moment de sa vie à sa majorité (à noter que lors du passage de celle-ci il change de nom pour Harunobu Takeda), le jeune homme se rebelle contre son père et prend le contrôle du clan Takeda.

Les événements entourant cette passassion de pouvoirs ne sont pas entièrement clairs, mais on suppose que son père avait prévu de faire de son second fils Nobushige Takeda son héritier à la place de Shingen. Cependant, quelles qu'en fussent les raisons, le résultat final est que le père est forcé de se retirer de sa position (bien qu'on pense qu'il ne soit pas tué ou forcé de se faire seppuku, étant donné que cet événement est décrit comme étant sans effusion de sang) et que Shingen prend le contrôle des Takeda. Ypshimoto Imagawa l'aide dans sa rébellion et une alliance est formée entre les clans Takeda et Imagawa.

La première action de Shingen est de gagner le contrôle de la zone qui l'entoure. Son but est de conquérir la province de Shinano. Un certain nombre de daimyo de la région de Shinano marchent sur la frontière de Kai, espérant neutraliser le pouvoir encore jeune de Shingen avant qu'il n'ait une chance de s'étendre sur leurs terres. Cependant, alors qu'ils planifient de le battre à Fuchu (ou l'on dit que Shingen rassemble ses forces), ils ne sont pas préparés à l'attaque soudaine des troupes Takeda durant la bataille de Sezawa. Tirant avantage de leur confusion, Shingen réussit à emporter une victoire rapide, qui prépare la voie pour son incursion dans les terres de Shinano la même année.

Après sa conquête de Shinano, Shingen (qui a pris ce nom en 1551) affronte un nouveau rival : Kenshi Uesugi de Echigo. L'inimitié entre eux devient presque légendaire et ils s'affrontent sur le champ de bataille cinq fois. Ces "batailles" ne sont pour la plupart que des escarmouches contrôlées, aucun des deux daimyō ne voulant se dévouer entièrement à une attaque décisive. Le conflit entre les deux ayant les combats les plus acharnés, et qui aurait pu décider de la victoire ou de la défaite de l'un ou l'autre côté, est la quatrième de ces batailles. C'est lors de ce conflit que se forme la légende des forces de Kenshin Uesugi enfonçant une voie droit au travers des troupes de Takeda, et du combat singulier entre Kenshin et Shingen. La légende parle de Kenshin attaquant Shingen avec son épée, pendant que celui-ci se défend à l'aide son drapeau de guerre en acier. Les deux seigneurs perdent un nombre considérable d'hommes dans ce conflit, et Shingen en particulier se retrouve privé de deux de ses principaux généraux.

À cette période, le clan Takeda souffre de deux trahisons internes. Shingen découvre deux menaces sur sa vie: la première de son cousin à qui il ordonne de se faire seppuku, et la seconde, quelques années plus tard, de son propre fils. Celui-ci est confiné au Tokoji, où il meurt deux ans après. La raison de sa mort reste incertaine et l'on ignore si elle est naturelle ou si elle a été ordonnée par son père. Cette mort laisse temporairement Shingen sans héritier. Cependant, il aura plus tard d'autres fils, et c'est en fait son quatrième fils qui prendra sa succession.
Alors qu’il est âgé de 49 ans, Shingen Takeda, est le seul daimyō qui possède le pouvoir, la position et le talent nécessaires pour stopper la conquête du Japon par Nobunaga Oda. Il engage les forces Tokugawa en 1572 et prend Futamata, puis attaque de nouveau en janvier à Mikata-Ga-Hara. À la bataille de Mikata-Ga-Hara, Shingen vainc facilement, mais ne peut vaincre la vieillesse. Après avoir vaincu Ieyasu, Shingen doit suspendre sa marche en avant à cause d'influences extérieures, et Ieyasu se voit offrir un bref répit. Étonnamment, alors qu'il reprend de nouveau son avancée en 1573, Shingen Takeda meurt (on ignore si sa mort est due à une maladie, ou à une blessure par balle mortelle). Le film Kagemusha par Akira Kurosawa (1980) a aussi été inspiré par sa vie et a popularisé la théorie de la blessure mortelle par balle.